Les récentes pluies enregistrées à travers le Royaume ont profondément amélioré la situation hydrique. Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), le taux de remplissage des barrages a atteint 71,6 % au 16 mars 2026, contre seulement 34,8 % à la même période l’an dernier. Une hausse spectaculaire de 36,8 points qui redonne de l’oxygène au secteur agricole.
Avec un volume global de 12,4 milliards de mètres cubes d’eau stockée, les réserves nationales offrent désormais des conditions bien plus favorables à l’irrigation. Cette amélioration constitue un levier important pour soutenir la production agricole sur l’ensemble du territoire, notamment après plusieurs saisons marquées par le stress hydrique.
Ces indicateurs laissent entrevoir une campagne 2025-2026 plus prometteuse, avec des rendements potentiellement en hausse. Les agriculteurs pourraient ainsi bénéficier de meilleures conditions climatiques et hydriques pour relancer leurs activités et stabiliser la production.
Cependant, tous les signaux ne sont pas au vert. Les exportations agricoles et agroalimentaires ont atteint 8,6 milliards de dirhams à fin janvier 2026, enregistrant une baisse de 9,5 % après une progression de 6,5 % un an auparavant. Ce recul traduit un ajustement du marché, malgré des conditions climatiques plus favorables.


